Risques au volant

Risques au volant - Daniel Mitchell

J’habite le village de Saint-Jovite, non loin de Montréal. J’ai choisi de m’installer ici parce que la vie y est moins tumultueuse qu’à Montréal, et j’apprécie beaucoup la relation privilégiée que j’ai avec mes clients. Ma femme elle, a travaillé toute sa vie dans une clinique médicale, spécialisée dans les traitement de botox Quebec. Elle souhaite maintenant se reposer un peu.

En ce qui concerne mon travail, les contacts et les échanges avec mes clients sont passionnants. C’est un métier qui me demande beaucoup de temps, aussi de nombreux déplacements, qui d’ailleurs ne sont pas sans quelques mésaventures… Celle-ci aurait pu être dramatique.

Il est déjà 20h30, la salle d’attente est encore bien remplie, et le téléphone sonne. Je prends la communication, le ton est grave, la personne au bout du fil est affolée, elle a ramassé des champignons avec son petit-fils, ils en ont fait ce soir, une bonne fricassée, et maintenant son mari se tord de douleur sur le canapé.

Suite à cet appel d’urgence, je dois partir immédiatement. Heureusement, les clients comprennent bien cette situation. Je pars rapidement, la route est sinueuse, je roule vite, car dans un tel cas d’urgence, la chute de pression peut être brutale. Et je suis préoccupé parce que ce client est souvent fatigué depuis quelque temps, son état de santé est fragile. Je dois arriver sur place rapidement, c’est essentiel. Mais tout à-coup, je sens la voiture glisser dangereusement, à tel point, que j’ai du mal à la contrôler. Pourtant, j’ai déjà roulé à cette allure sans aucun problème. Je redresse ma voiture en ralentissant, et roule plus prudemment, parce que je n’ai pas le temps de réfléchir à ce qui se passe, je dois arriver rapidement au domicile de mon client.

En repartant, j’ai pris le temps d’inspecter mon véhicule, et découvert que j’avais deux pneus lisses ! La raison de mon dérapage était là. Si je n’avais pas redressé ma voiture à temps, j’allais directement dans le fossé, et je ne serais pas arrivé chez mon client pour lui offrir les services dont il avait besoin.

Quelle imprudence de ne pas avoir vérifié l’usure de mes pneus. On ne m’y reprendra plus. Après cette expérience, je retourne plus tranquillement à mon bureau. Il est tard maintenant, trop tard pour prendre en charge ce problème. Mais demain matin, dès l’ouverture, je déposerai ma voiture pour faire changer mes pneus.