Le jour où j’ai réussi à intégrer l’équipe de baseball de l’université

Le jour où j’ai réussi à intégrer l’équipe de baseball de l’université - Daniel Mitchell

Un jour, je suis parti aux États-Unis, pour y suivre une année universitaire à New York. Ce n’était pas loin, il m’a fallu enjamber un lac pour y parvenir. Depuis tout petit, j’ai été un vrai passionné de baseball. Mon rêve était d’intégrer une ligue professionnelle de baseball, là où évoluent les meilleurs joueurs du monde. Pour débuter, il me fallait intégrer l’équipe de l’université où je suis allé. J’ai pu concrétiser cette première étape à force de travail et de détermination. Je jouais au deuxième but, et il faut dire que les postulants à ce poste étaient nombreux. J’en avais compté 16 pendant le camp d’entraînement. Si j’ai été choisi, je suppose que je devais être meilleur que mes concurrents. Avec mon 1.71 et mes 89 kilos, je n’étais pas le candidat idéal. Des joueurs étaient mieux bâtis que moi, mais j’ai quand même su attirer l’attention, c’était l’essentiel.

Une épreuve éreintante

Rejoindre l’équipe de l’université a été un moment spécial pour moi. Dès mon arrivée à New York, je suis allé voir le coach pour qu’il me fasse passer des tests. J’ai joué avec la seconde équipe pendant quelques jours. Le coach m’a semblé réticent à mon propos, il disait que je n’étais pas assez athlétique, et que je devais perdre du poids avant les journées de présélection, et c’est ce que j’ai fait. Pendant trois semaines, je me suis démené comme un fou pour m’affiner. C’était pour moi une épreuve vraiment difficile. Les présélections étaient maintenant arrivées. Ce fut la première journée qui a été le plus difficile, car il s’agissait de nous tester physiquement. Le principe était simple, seuls les plus résistants avaient le droit de rester.

À force de travail, le succès

La seconde journée était consacrée au jeu. Nous avons dû jouer jusqu’à ce qu’il fasse nuit. Encore une fois, j’ai tenu bon, le coach a avoué qu’il aimait bien mon esprit combatif. Il disait que si je continuais dans cette voie, je pourrais intégrer l’équipe réserve l’année prochaine. Honnêtement, ça m’a boosté. Il est vrai que je ne serais pas le premier Canadien à jouer au baseball au niveau universitaire, mais je suis quand même assez fier de moi. Mon père, qui est médecin, spécialiste du traitement acné à Montréal, doit l’être également. Si je continue de travailler mon baseball, je pourrais aller dans une équipe de double A ou de triple A pour m’améliorer. Et un jour peut-être, ce sera la MLB.